Il ne faut pas adapter les individus à la société, mais il faut adapter la société aux individus. Tout les individus sont ce qu’ils sont par suite de ce que certaines entités agissent en eux.
Ces entités cherchent à s’exprimer, elles cherchent, chacune, à participer à l’œuvre commune, selon leur nature propre. Et, le seul lieu où elles peuvent se manifester, c’est la terre.
Ces entités n’ont pas les mêmes objectifs, mais elles ont toute leur légitimité. Nous, en tant que société, nous pouvons trouver le champ ou chaque entités donnera le meilleur d’elle même, c’est, pourrions-nous dire, notre devoir.
Certaines nous incitent au matérialisme, d’autres au spiritualisme. Certaines nous orientent vers l’art, d’autres vers la technique. Certaines nous incitent à la chasteté, d’autres à la débauche. Et certaines sont, pourrions-nous dire des médiatrices, ou des transmutatrices, elles sont capables de métamorphoser quelque chose.
Certaines nous incitent à vivre dans le confort matériel, d’autres nous incitent à tout vendre, à le donner au pauvres et à partir à l’aventure.
Voulons-nous voir à quoi peut ressembler le monde si tout ce qui doit lui être donné lui est donné ? Si chaque chose prend sa place, si aucune n’est rejetée mais mise à sa juste place ?
Nous le devrions.
Je suis donc, pour le monde qui m’entoure un « bipolaire », un « skyzophrène », une « personne handicapé », quelqu’un qui a une « pathologie psychique ». Mais ma vie aurait pu être toute autre. J’aurais pu être un « inspiré », un « canal », renouveler une partie de la société qui m’entourait.
J’aurais pu beaucoup apporter.
J’ai l’assurance que certains explorateurs du monde spirituel, certains scientifiques, certains curieux qui avaient la capacité de gérer quelqu’un comme moi pendant mes moments de révélation auraient consenti à écouter ce qui était dit à travers mes soi disant bouffées délirantes.
On aurait pris des notes, on aurait réfléchi à tout ceci, on aurait essayer de le comprendre à partir de tel ou tel point de vue porté par ceux qui m’auraient accueillis.
On peut imaginer de tels centres. Même certains hôpitaux psychiatriques pourrait devenir de tels lieux. Non pas des lieux ou on fait se taire ce qui veut parler à travers une biographie, mais des lieux ou on l’écoute et ou on essai de l’intégrer à la trame sociale, à une biographie.
Et puis aujourd’hui, je pourrais revenir à ce qui m’a été donné quand j’avais la vingtaine, ou à ce qui m’a été donné lors de mes « bouffées délirantes ». Peut-être aurais-je choisi de prendre quand même des antipsychotiques, ne serait-ce que pour travailler dans un autre état d’esprit ces « révélations qui m’ont été donnés ».
On aurait pu me dire : « Oui il te semble que le monde ne se limite pas à ce qu’on t’en as dit, tu as des inspirations, des intuitions. Mais tu sais, en même temps, ces révélations abiment la santé de ton corps. Peut-être veux tu, maintenant que nous avons reçu tes révélations, aller dans un état psychique ou tu pourra les juger d’un autre point de vue. Nous pouvons te donner des antipsychotiques qui « couperont » tes révélations, pour que tu puisse arrêter d’en avoir de nouvelles et déjà comprendre celles que tu as eu. «
Ce serait tout autre chose. Et il faudrait des personnes à même de savoir parler à des personnes dans de tels états. Je sais qu’il en existe. Je suis moi-même une de ces personnes avec tout ce que la vie m’a donné de vivre. Elles sont nombreuses, et on pourrait leur donner un rôle dans la société. Elles devraient pouvoir jouer le rôle qu’elles savent jouer, et on devrait reconnaître comme ce rôle est important. Le boulanger est important. Mais ceux qui savent parler à des individus dans d’autres états de conscience sont très importants aussi.
Peut-être que ces « révélations » ne donneraient ensuite lieu qu’à des productions artistiques. Mais enfin quoi, l’humanité en serait enrichie et on arrêterait de se poser en juge de ce qui « doit » ou « ne doit pas » passer à travers des humains.
La question c’est, ce qui doit passer, ou peut-il prendre forme ainsi que le plus grand nombre en bénéficient et que le moins de monde possible en soit impacté négativement.
Il existe toujours des individus ou des milieux ou ce qui cherche à s’exprimer par un être peut être accueilli pour le plus grand bien de tous.
Votre commentaire